liCOLE OMBRIENNE.
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dut naturellement réunir tous les suffrages; car ja-mais on ne lui avait vu, même dans sa jeunesse, unepareille ardeur de combattre. Heureusement la ré-publique de Sienne ne poussa pas ses prétentionsjusqu’au bout, et cette querelle, qui avait faillimettre aux prises deux des cités les plus belliqueusesde l’Italie centrale, fut bientôt oubliée de part etd’autre.
Après la victoire vint la pompe triomphale, etce fut notre héros qui, sans le vouloir, figura commetriomphateur dans la procession solennelle qui eutlieu pour la première fois le i" novembre 147 ^, etqui devait se renouveler trois fois par an, c’est-à-direchaque fois que la précieuse relique serait portée dupalais des Prieurs au Dôme, pour être exposée, parle prêtre le plus digne, à la vénération populaire ;mais la cérémonie de la translation fut suppriméeen 1 488, quand on eut résolu de bâtir, dans la ca-thédrale même de Pérouse, un autel spécial enl’honneur de saint Joseph. Cette date et cet autel,dépouillé trois siècles plus tard par l’invasion étran-gère, suffisent déjà pour faire entrevoir à ceux quiconnaissent le Sposalizio du Pérugin et celui deRaphaël, les rapports qui existent entre certainsproduits de l’école Ombrienne et le pieux enthou-siasme dont l’anneau sacré fut l’objet.
Mais Braccio Baglioni ne devait être témoin ni dela consécration de cet autel, ni de la productiondu tableau destiné à le décorer ; car il mourut en*479, défendu par son humilité toujours croissante