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l’art chrétien.
degré, par la privation de tous droits et offices, etparla confiscation des biens;
3° Qu’on ne pourrait ni lire aucune lettre, nidonner aucune audience concernant cette grandeaffaire, qu’en présence du collège des Camerlingueset de dix députés des diverses jurandes ;
4° Que l’anneau sacré serait déposé sous l’autelde la chapelle des Prieurs, dans un coffre de fer àsept serrures, dont les clefs seraient confiées à septmagistrats ou corporations responsables, et que cecoffre serait enfermé dans un grillage en fer, à quatreserrures, dont les clefs seraient gardées par les Fran-ciscains, les Dominicains, les Augustiniens et lesServit es.
D’autres dispositions déterminaient la formule duserment qu’on prêterait en entrant en charge et lesépoques solennelles où le trésor, cause de cettepieuse effervescence, serait montré au peuple. Danstoutes les délibérations où s’agitaient et se décidaientces questions, que nul ne s’avisait de trouver in-différentes,c’était toujoursBraccio Baglioni qui jouaitle principal rôle. Ce fut sur sa motion qu’une am-bassade fut envoyée au pape, seigneur suzerain dePérouse, pour lui déclarer, au nom de tous les ci-toyens, que nulle puissance humaine ne les feraitrenoncer à la possession de l’anneau sacré; et quand,sur les réclamations tant soit peu menaçantes del’évêque de Chiusi et du député Siennois qui l’ac-compagnait, on résolut de nommer les décemvirsde la guerre (I Diecidell' arbitrio ), Braccio Baglioni