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ÉCOLE OMBRIENNE. 199
toyens, prouve assez que Sixte IV n’était pas unappréciateur vulgaire, et le choix qu’il fit de Péruginpour peindre les principales fresques de la chapelleSixtine couronne dignement la série des actes demunificence par lesquels il racheta la part trop ac-tive et trop personnelle qu’il prit aux agitations po-litiques de son temps.
Mais il serait injuste d’attribuer à Sixte IV ou auxpapes qui régnèrent avant ou après lui, dans le coursdu xv e siècle, la principale influence sur les desti-nées si brillantes de l’école Ombrienne. Malgré lasouveraineté qu’ils exercèrent à double titre, etpresque sans contestation, pendant soixante-dixannées consécutives, il y eut une dynastie qui laissades traces bien autrement durables dans le souvenirdes habitants de Pérouse, et qui sut concilier lesjouissances de la popularité avec une inébranlablefidélité au Saint-Siège. Cette dynastie, non moinsriche en qualités héroïques que celle des Monte-feltro d’Urbin, et plus heureuse quelle, sinon dans
de Luca, les bas-reliefs qui décorent la façade de l’église de Saint-Bernardin. Il a été trompé par l’inscription : Augustini Florentinilapicidae. Dn document cité par Gaye prouve que cet Agostino n’ap-partenait pas à la famille délia Robbia, et que son vrai nom étaitAgostino d’Antonio di Duccio; qu’en outre il était auteur d’un autreouvrage du même genre dans l’église de Saint-Dominique, et desquatre compartiments représentant les miracles de saint Gimignano,sur la façade du Dôme de Modène (1442). Bien qu’il joigne toujoursà son nom sa qualité de Florentin, il ne paraît pas avoir été très-goûtédans sa patrie. Ce fut lui qui entama si maladroitement le bloc demarbre dont Michel-Ange fit plus tard la statue de David. (Gaye,vol. I, p. 196^ vol. II, p. 454.)