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l’art chrétien.
le nombre et la qualité des monuments. Au com-mencement du xiv e siècle, elle comptait, dans l’en-ceinte assez étroite de ses murs, jusqu’à quarante-deux tours, qui pouvaient recevoir garnison mili-taire. Aux yeux des partisans fanatiques de larenaissance , qui eut aussi son vandalisme, toutesces constructions grossières et uniformes étaientdes produits de la barbarie du moyen âge, à ladémolition desquels le patriotisme et le bon goûtétaient également intéressés. Sixte IV, pour répri-mer le zèle de ces démolisseurs, recourut à des me-sures qui les atteignaient dans leurs intérêts les pluschers, dans les intérêts de leur âme et dans ceux deleur fortune; et il frappa d’excommunication etd’une amende de 5o ducats tout citoyen qui serendrait coupable de ce genre de prévarication.
Ainsi, grâce à son intervention généreuse et in-telligente, les monuments menacés de destructionétaient conservés, au moins pour un temps; lesmonuments inachevés se complétaient, comme parenchantement, et se paraient de décorations appro-priées à leur destination; car c’était encore pourrépondre à son appel qu’Agostino d’Antonio, lesculpteur architecte dont nous avons parlé plushaut, était venu décorer l’église de Saint-Bernardindes ravissantes sculptures qu’on y voit encore au-jourd’hui (i). Cet encouragement donné à un ar-tiste si pur et si méconnu par ses propres conci-
(1) Vasari se trompe en attribuant à Agostino delta Robbia, frère