LA RENAISSANCE LT LA PAPAUTE.
141
dun pareiU
; 0Uï >*^ u ' donnerillustre, o-ait «a une 5u avait fjj[ j.davantage p,1 v 'ille a las de la fillea électriqiiejératenrs et.àis infimesîarchandesire, envahipar ce çhén; Home, et liuirs, des vojn repaître 1snaient pourpas à propostion presque’erte avait te,t la nuit à 1*oent déposé^laisser su^
Cette manifestation, moitié patriotique et moitiépieuse (en prenant ce mot dans son antique accep-tion), offrait un contraste bien frappant avec lesémotions purement païennes de ceux qui ne voyaientqu’avec les yeux de la chair, et de la chair très-souvent corrompue, la résurrection des monumentsdu ciseau Grec ou Romain. Pour ces derniers, lavaleur historique ou symbolique n’était rien encomparaison des belles formes, et, s’ils avaient euà choisir entre la Minerve de Veüetri et la Vénus deMédicis, ils se seraient crus insultés par quiconqueaurait douté un instant de leur préférence. Ceschampions du sensualisme dans l’art firent un sigrand nombre de prosélytes, vers la fin du xv°siècle, qu’ils parvinrent à occuper peu à peu toutesles hautes positions et à trouver des patrons jusquedans le Sacré Collège. Parmi ceux qui se montrèrentle plus épris de ce qu’on appelait fort impropre-ment le beau idéal , se trouvait le cardinal RaphaëlRiario, dont nous avons déjà signalé les goûts ma-gnifiques, et qui eut le mérite d’ètre le premier pro-tecteur de Michel-Ange à Rome. Dès la premièreentrevue qu’il eut avec lui, il lui conseilla d’allervoir une certaine collection de statues, qui devaitêtre assez considérable, puisque le jeune artiste mitun jour entier à la passer en revue; et ce ne futqu’a près l’avoir interrogé sur l’impression qu’ilavait reçue, que le cardinal le chargea de sculpter,pour lui, une figure de grandeur naturelle, quin’était pas, sans doute, une figure de saint.