LA RENAISSANCE ET LA PAPAUTÉ.
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toutes. Son caractère 11e se trouva pas toujours auniveau de son intelligence, et son inexpérience deshommes et des affaires lui suscita plus d’une foisdes embarras qui faussèrent sa position et entra»vèrent ses intentions les plus généreuses.
Il eut à son service des hommes d’une trempe vé-ritablement héroïque, avec lesquels il aurait pu fairede grandes choses, s’il avait su tirer, parti de leurstalents et de leur dévouement. Ni Florence, ni au-cune autre cité Italienne, excepté Yenise, ne pro-duisit rien, dans tout le cours du xv e siècle, qu’onpût comparer au duc Frédéric d’Urbin et à BraccioBaglioni de Pérouse, ce brave et pieux gonfalonierde la sainte Eglise. Que dirai-je de ce cardinal Ca-raffa qui battait les Turcs comme amiral de la flottepontificale, et qui, après avoir fait défiler ses pri-sonniers avec leurs chameaux devant le peuple Ro-main, édifiait ses collègues par ses vertus, en mêmetemps qu’il les éclairait de ses lumières (1)? Maisquelque attrayantes que soient les digressions quise présentent sur mon chemin, je ne dois pas m’ylaisser entraîner, quand elles ne se rapportent pasdirectement à mon sujet. Or, je n’ai à m’occuperici que des travaux exécutés, par les ordres deSixte IY ou sous ses auspices, pour réaliser lagrande pensée de Nicolas V, c’est-à-dire pour faire
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(I) On trouvera dans Ciaconius (tom. II, p. 1097) une très-intéres-sante notice sur Olivier Caraffa, l’un des patrons les plus généreuxet les plus éclairés de l’art chrétien vers la fin du xv e siècle.