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2 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LA PAPAUTÉ.

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Les progrès du mal avaient été longtemps imper-ceptibles. Rien ne semblait plus légitime que cetenthousiasme universel pour les monuments du gé-nie Grec et Romain. Peu à peu, lenthousiasme serefroidit et fit place à un autre mode dapprécia-tion, cest-à-dire quau lieu de lantiquité Clas-sique, on prit le goût de lantiquité Païenne, dis-tinction déjà implicitement faite par Dante quiparle de la puanteur du Paganisme { i), tout en seprosternant, en humble disciple, devant le génie deYirgile.

Ce dualisme une fois reconnu, il était à désirer,pour le plus grand bien des âmes, quil y eût unantagonisme de plus en plus prononcé entre lesvues du Saint-Siège et celles des Médicis qui pour-suivaient sourdement leur œuvre de civilisationpaïenne sans se laisser distraire par les prédicationsou par les négociations en faveur de la croisade.Quand on parlait à Corne de lardeur de Pie II etde ses préparatifs sur terre et sur mer : « Le Pape« est vieux, répondait-il avec un froid sourire; et il« fait une entreprise de jeune homme. » Cétait lemême Cômequi disait à ceux auxquels ses vengean-ces paraissaient trop acerbes : « Quon ne gouver-« liait pas les États avec un chapelet à la main (2). »Après lui, Pierre de Médicis 11e fut pas beaucoup

(!) H puzzo del paganesmo. Paradiso, c. xx, !>.

(2) Che gli stati non si tsnevano conPater nostri in mono.Machiav«,art ' 1 ,'.,# l,[|V Storie, lib. vii.

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