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2 (1861)
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lart chrétien.

des lettrés, dun bout à lautre de lItalie, les unspar leurs écrits, les autres par leurs mœurs, ou pardes manifestations non équivoques à larticle de lamort. Ce fut ainsi que mourut le savant secrétaire dela république Florentine, Carlo Marzuppini, dont onvoit le magnifique tombeau dans léglise de Santa-Croce, avec ceux de Machiavel et dAlfieri (i). Lechanoine Politien était accusé davoir dit quil avaitlu la Bible une seule fois et quil navait jamais simal employé son temps (2). Bembo, qui fut depuiscardinal, craignait de compromettre, par cette lec-ture, la pureté de sa latinité cicéronienne. Son amiPomponace enseignait publiquement, à luniversitéde Bologne, que limmortalité de lâme était undogme pour le moins douteux, indirectement niépar Aristote, et inventé peut-être par la politiquedes gouvernements. On sait ce qui rendait si pi-quantes, pour les beaux esprits du temps, les poésiesdu chanoine Franco, du chanoine Berni et de tantdautres doués du même genre de verve. On sait dequelle faveur jouissait, à la cour de Laurent leMagnifique, ce Louis Pulci, qui fut comme son bardefavori, et qui, dans plusieurs de ses compositions,tourne les choses saintes en ridicule, avec cette ironiesatanique dans laquelle il na guère été surpassé quepar Voltaire.

(1) Mazzuchelli, Scritl. italiani, tom. II, part. 11.

( 2 ) Semel perlegi librum ilium, et nunquàm pejus collocavi ullumtempus.