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2 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LA PAPAUTÉ.

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tificale, enfin comme lintroducteur de divertisse-ments de mauvais goût, pour amuser la populace,dont il voulait se concilier la faveur.

Quoi quil en soit de ces divers reproches, dontle rancunier biographe a chargé la mémoire dePaul II, il est certain quau point de vue esthé-tique, il ne séleva jamais à la hauteur de Nicolas V,ni même à celle de Pie II. Ce dernier avait suppriméles réjouissances du carnaval pour lannée 1464,cpii fut celle de sa mort. Son successeur se laissapersuader, lannée suivante, quun dédommagementétait à la populace, et il y eut pendant trois joursdes courses figurèrent successivement des hom-mes de divers âges et des animaux de diverses es-pèces, puis des enfants couverts de houe, puis desjuifs bien repus, pour les rendre plus lourds;mais quelque innocentes que fussent ces bouf-fonneries , elles nétaient propres ni à polir lesmœurs, ni à faire naître le goût des plaisirs déli-cats dans ceux qui en étaient témoins.

La seule chose Paul II se montra, dans unecertaine mesure, lémule de Nicolas Y et de Pie II,fut larchitecture. Cette émulation sétait emparée delui dès avant son élévation au souverain Pontificatet lui avait suggéré lidée de se bâtir, auprès deléglise de Saint-Marc, dont il était titulaire, unerésidence qui pût rivaliser avec le palais inachevédu Vatican. Comme représentant de la républiquede Venise dans le collège des cardinaux, il se croyaitdes droits à cette distinction. Lédifice est imposant