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l’art CHIUîTIF.N.
d’inoffensif pour les vérités dont elle est déposi-taire • et même elle a salué spontanément, non-seu-lement le réveil, mais aussi le culte de la littératureantique, parce qu’elle y a vu instinctivement un se-cours plutôt qu’un danger. Aussi ne pourrait-onciter aucune dynastie, pas même celle des Médicis,qui ait porté plus d’ardeur que les souverains Pon-tifes dans la recherche et la collection des monu-ments dispersés du génie grec et latin; mais, enadmettant cette étrangère dans l’enceinte sacrée,l’Église a voulu qu’elle se purifiât de ses souillureset qu’elle revêtît une sorte de robe baptismale, pouravoir droit de cité dans la république chrétienne.De là un antagonisme de plus en plus acharné entreles champions de la foi orthodoxe et les idolâtresdu paganisme ressuscité. Cette idolâtrie se produirasous toutes les formes, se glissera insensiblementdans toutes les institutions, et infectera toutes lesbranches de la littérature et de l’art. Contre cetennemi nouveau, il faudra des armes nouvelles,et la mission du Saint-Siège sera de former, deplacer et de bénir les sentinelles qui devront aver-tir de l’approche de l’ennemi, et signaler les dé-guisements sous lesquels il masquera ses attaques.Il faudra donc désormais quelque chose de plusque la théologie scolastique, pour entrer en liceavec lui. Il faudra que le niveau de la science sa-crée dépasse toujours le niveau de la science pro-fane, et que les sommités ne cessent pas d’êtreoccupées par des croyants, qui poseront et soutien-