LA. RENAISSANCE ET LA PAPAUTÉ.
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conçue, Je titre, depuis longtemps oublié, de Pèrede la patrie.
Il devait s’écouler exactement un siècle entrecette prise de possession qui inaugurait une èrenouvelle, et la mort de Raphaël, qu’on peut regar-der comme en ayant été la clôture. Ce siècle est undes plus grands que présentent l’histoire de l’Église,l’histoire de l’esprit humain, et surtout l’histoire del’art. La Papauté devient plus militante que jamais,non-seulement à cause des déchirements intérieurs,qui éclatent souvent sur plusieurs points à la fois,mais à cause de l’initiative qu’elle prend dans lesmesures offensives ou défensives contre la puissanceOttomane qui a débordé sur l’Europe. Pour faireface à tous les dangers qui la pressent, ou plutôt quipressent la chrétienté tout entière, il lui faut deshéros et des saints, et, malgré la tiédeur croissantedes âmes et le relâchement effrayant de la disciplineet des moeurs, les drames émouvants qui se succè-dent, sur cette scène animée et souvent sanglante,sont presque, toujours illuminés, par des prodigesd’héroïsme et de sainteté. A la différence des saintsdu xiv c siècle, on en voit plusieurs, dans le xv% quiprêchent à la fois la croisade et la pénitence, et quicherchent, par tous les moyens compatibles avecl’austérité de leur vie, à faire partager le zèle qui lesdévore pour le triomphe de la croix.
Les progrès de l’esprit humain, accélérés par plu-sieurs découvertes nouvelles, ont été ouvertementfavorisés par l’Église, clans tout ce qu’ils avaient