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2 (1861)
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LA. RENAISSANCE ET LA PAPAUTE.

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dront au besoin des thèses hardies comme celle dePic de la Mirandole : De ornni scibili.

Montrer à quel point la Papauté fut fidèle à samission, et avec quelle vigilance elle sut défendretous les points menacés, soit par le Paganisme, soitpar le Naturalisme, soit par le Rationalisme, seraitune tâche bien attrayante, mais qui excéderait debeaucoup les limites naturelles de mon sujet. Je naià signaler ici que linfluence exercée par les souve-rains Pontifes sur les progrès de lart au xv° siècle.

Sous ce rapport, comme sous beaucoup dautres,le rôle de Martin Y fut digne, et de la noble racedont il était issu (cétait un Colonna), et de la hauteposition quil occupa dans lÉglise. Avant de venirprendre possession du Saint-Siège, en il sétait

arrêté une année entière à Florence, précisémentà lépoque les arts et les lettres prenaient cet es-sor merveilleux qui devait durer jusquà la fin dusiècle, et dont le génie Florentin devait faire pres-que à lui seul tous les frais. Martin V vit à lœuvreles grands artistes chargés par la république dache-ver ou de décorer les monuments dont elle étaithère, et ce ne furent certainement pas les moinsdignes qui obtinrent les prémices de son patronage.Ghiberti navait pas encore produit sa premièreporte de bronze, bien quil en fût occupé depuisplus de quinze ans ; mais Martin V neut pas besoindattendre le succès de cette épreuve, pour donnerau jeune artiste des marques de sa munificence, et,quand on vit le nouveau pontife paraître, dans les