LA. RENAISSANCE ET LA PAPAUTE.
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dront au besoin des thèses hardies comme celle dePic de la Mirandole : De ornni scibili.
Montrer à quel point la Papauté fut fidèle à samission, et avec quelle vigilance elle sut défendretous les points menacés, soit par le Paganisme, soitpar le Naturalisme, soit par le Rationalisme, seraitune tâche bien attrayante, mais qui excéderait debeaucoup les limites naturelles de mon sujet. Je n’aià signaler ici que l’influence exercée par les souve-rains Pontifes sur les progrès de l’art au xv° siècle.
Sous ce rapport, comme sous beaucoup d’autres,le rôle de Martin Y fut digne, et de la noble racedont il était issu (c’était un Colonna), et de la hauteposition qu’il occupa dans l’Église. Avant de venirprendre possession du Saint-Siège, en il s’était
arrêté une année entière à Florence, précisémentà l’époque où les arts et les lettres prenaient cet es-sor merveilleux qui devait durer jusqu’à la fin dusiècle, et dont le génie Florentin devait faire pres-que à lui seul tous les frais. Martin V vit à l’œuvreles grands artistes chargés par la république d’ache-ver ou de décorer les monuments dont elle étaithère, et ce ne furent certainement pas les moinsdignes qui obtinrent les prémices de son patronage.Ghiberti n’avait pas encore produit sa premièreporte de bronze, bien qu’il en fût occupé depuisplus de quinze ans ; mais Martin V n’eut pas besoind’attendre le succès de cette épreuve, pour donnerau jeune artiste des marques de sa munificence, et,quand on vit le nouveau pontife paraître, dans les