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1 (1861)
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386
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l’art chrétien.

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bSeaux de dévotion ou d’histoire, s’étaient bornéesà l’imitation des objets naturels, disposés et dégra-dés, autant que possible, conformément aux loisbien connues de ïa perspective linéaire; mais lesprogrès de la perspective aérienne n’avaient pas étéles mêmes, et tout ce que les peintres pouvaientfaire, c était d’éviter ce qui exigeait une connaissancetrop approfondie de cette partie si difficile de leurart. Aussi voit-on rarement, dans les ouvrages decette époque, un lever ou un coucher de soleil, ouune nappe d’eau s’étendant bien loin jusqu’à l’ho-rizon. C’est Ghirlandaïo qui offre le premier exemplede ce genre de perfectionnement dans les deux ta-bleaux que nous avons signalés, et dans un troi-sième, qui réunit au plus haut degré, outre ce genrede mérite, tous ceux qui sont compatibles avec leNaturalisme; je veux parler du chef-d’œuvre vrai-ment éblouissant qu’on voit dans la chapelle del’hospice des enfants trouvés, sur la place de l’An-nonciation.

C’est encore une Adoration des Mages, mais dansdes proportions plus grandioses qu’à l’ordinaire.Le type de la Vierge est toujours le même portraitde famille, portrait prosaïque que l’artiste n’a pasmême songé à embellir. A cela près, il y a tant depoésie versée, comme à pleines mains, sur toutesles parties accessoires, que la sévérité la plus sys-tématique reste désarmée. Sur le second plan, l’ar-tiste a introduit une scène déchirante du massacredes Innocents; ce sont des mères qui, voulant sons-