LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.
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vieux moines, par l’exacte imitation des larges plisde leurs robes pittoresques, par les différents jeuxde lumière, et par une foule d’autres détails quiprouvent que Ghirlandaïo avait compris tout leparti qu’on pouvait tirer de l’étude de la vie mona-cale dans ses rapports avec l’art.
Ce fut dans la même année ( 1 485) qu’il commençala grande peinture à fresque du choeur de Santa-Maria-Novella, ouvrage colossal qu’il ne terminaqu’en i4qo, mais qui ne l’empêcha pas d’exécuter,dans cet intervalle, pour les églises, pour les cou-vents et pour les particuliers, une quantité de chefs-d’œuvre dont pas un ne se ressent de la promp-titude qu’il était obligé de mettre dans leur exé-cution (i).
Son sujet de prédilection, ou du moins celui queses patrons et ses admirateurs lui firent reproduirele plus souvent, fut l’Adoration des Mages. Onpeut voir une de ces reproductions dans la galeriedes Uffizj, avec une trentaine de figures richementvêtues, et entremêlées de chevaux et d’ornementsd’architecture, derrière lesquels se déroule unpajsage terminé par une ville au milieu des lagunes.Pour apprécier cette innovation, il faut observerque les tentatives heureuses, qui avaient été faitesavant lui pour introduire le paysage dans des ta-
fl) Je pourrais en signaler un grand nombre, tant en Italie quedans les galeries étrangères; je me contenterai de citer le saintVincent Ferrier du palais communal de Itimini, le tableau des Camal-dules près de Volterra, et surtout celui de la galerie du Louvre.