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l’art CHRETIEN.
ties accessoires, y compris le paysage, y sont trai-tées avec tant de goût, qu’on se surprend à pardon-ner à l’artiste son Naturalisme, racheté par tant debeautés.
On est encore plus subjugué en voyant, sur lesmurs de la même chapelle, l’histoire de saint Fran-çois , peinte avec un succès bien instructif pourles artistes qui couraient alors après des sujets nou-veaux. Celui-ci avait été traité plus souvent qu’au-cun autre, dans le cours des deux siècles qui avaientprécédé, sans que cette éternelle répétition, calquéesur des traditions uniformes, eût jamais fatigué ladévotion des peuples. Ce furent les peintres qui s’enrebutèrent les premiers, et, depuis que la techniquede l’art s’était enrichie de tant de ressources nou-velles, le goût pour les représentations mystiquess’était affaibli de plus en plus. Pour avoir mieuxsenti qu’aucun de ses contemporains tout ce qu’ellesrenfermaient de poésie, Ghirlandaïo les surpassatous, et se surpassa presque lui-mème, tout en seconformant avec respect à ce qu’il y avait de tra-ditionnel dans l’ordonnance des groupes et dansl’arrangement des principales scènes, comme celle dela mort de saint François, la plus belle, la plus par-faite, et la plus pathétique de toutes, mais aussicelle où l’artiste semble avoir marché le plus scru-puleusement sur les traces de ses devanciers. Il n’ya pas jusqu’au Naturalisme lui-mème, qui n’aittourné au profit de ce merveilleux ouvrage, par1 intensité de l’expression dans les têtes de quelques