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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.

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étaient autant d’ouvrages précieux sortis de sa main,et exécutés avec le même amour que s’il s’étaitagi d’un monument public. Ses titres de gloire etde popularité, ainsi multipliés à l’infini, le firentchérir et admirer par ses compatriotes, dont Vasaridit qu’il fut les délices (1).

Si l’on en croit ce biographe, ce fut dans le cou-vent d’Ognissanti que Ghirlandaïo fit ses premiersouvrages de peinture, quand il était âgé de plus detrente ans (i/j8o). La Cène qui se voit encore au-jourd’hui dans le réfectoire du couvent, est en effetune oeuvre assez faible, particulièrement en ce quiconcerne la figure principale, cpii est tout à faitmanquée; et, bien que le saint Jérôme qu’il peignitdans l’église, soit une conception plus heureuse etplus forte, cependant le coloris n’a pas encore, dumoins dans les parties charnues, cette vigueur etcette beauté qui ont fait dire à Vasari que, dansla pratique de la peinture à fresque, Ghirlandaïoavait été le premier des maîtres.

Vasari, qui a si souvent interverti l’ordre chro-nologique dans l’histoire des artistes du xiv° et dusv e siècle, a été moins inexact à l’égard de celui-ciqu’à l’égard de beaucoup d’autresj sans doute parcequ’il avait été le maître de Michel-Ange; mais il aété peu scrupuleux sur les lacunes, et il nous con-damne à ignorer presque complètement tout ce quefit Ghirlandaïo, jusqu’à l’époque où il fut jugé

(t) Fà diletto grande dell’ età sua. — Vasari, Vtta di Ghirlandaïo.