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l’art chrétien.
Jièrement celles où il est flagellé et bafoué par lessoldats et par les Juifs. Vasari devient presque pa-thétique, quand il déplore les ravages que les on-gles des enfants et des personnes simples avaientfaits dans ce chef-d’œuvre du peintre, comme si onavait voulu venger ainsi l'injure du Christ sur sesbourreaux (i).
Andrea ciel Castagno fut bien mieux inspiré quandil eut à tracer des personnages militaires, comme leprouve la statue équestre peinte sur le mur intérieurdu Dôme de Florence, en mémoire des services ren-dus à la république par Niccolô da Tolentino, etcomme le prouve encore mieux le portrait vraimentterrible, selon l’expression de Vasari, de ce FilippoScolari, si redouté de son temps sous le nom dePippo Spano, et qui fut jugé digne de figurer à côtédes plus illustres personnages, dans la décorationd’une salle de la villa Pandolfini. Plus ces person-nages se rapprochent, par leur caractère réel ousupposé, du type favori d’Andrea del Castagno, c’est-à-dire du type le plus analogue à sa propre nature,plus il a su les rendre d’une manière vigoureuse etsaisissante. La figure de Farinata degli Uberti faitpresque .peur à voir, et l’artiste, en la traçant, avaitcertainement présente à l’esprit la damnation de ce
(1) Graffiata e guasta da’ fanciulli ed altre persone semplici .
corne se cosi avessino vendicato V ingiuria del Nostro-Signore. Vasari.— Il y a encore de lui, dans l’église de Santa-Croce, un saint Jean-Baptiste et un saint François, d’une vigueur de touche vraimentétonnante.