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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.
toute-puissante dynastie, sans laquelle on ne pou-vait aspirer ni au profit ni à la gloire. C’élait unBernard de Médicis qui avait été son premier patronet l’avait fait venir à Florence, où il vécut très-honoré, dit Yasari, et toujours sur le pied de servi-teur très-dévoué de cette famille(i). Il trouva moyende lui témoigner sa reconnaissance d’une manièretrès-étrange après la conjuration des Pazzi, en pei-gnant le supplice des conjurés sur la tour du palaisdu podestat, ce qui convenait merveilleusement àla tournure patibulaire de son imagination; maisil est difficile de croire que cette œuvre servile aitexcité l’enthousiasme dont parle Vasari, puisqu’ellefit donner à son auteur le moins flatteur de tous lessurnoms (a).
Tous les patrons d’Andrea del Castagno n’étaientpas aussi heureux dans le choix des sujets cpi’ilslui donnaient à traiter. Il y en eut un qui eut labizarre fantaisie de lui faire peindre, au-dessusde la porte de son palais, une charité toute nuequi ne fut pas longtemps respectée par les icono-clastes du voisinage. Une démonstration non moinssignificative fut faite contre certaines fresques ducouvent de Santa-Croce, où il avait représenté, avecune crudité trop blessante pour la piété populaire,plusieurs scènes de la passion du Sauveur, particu-
(1) Egli corne servitore ed obligato alla casa Medici... visse onora-tamente.
(2) Andrea degli Impiccati, c’est-à-dire André des Pendus.
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i.