Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
369
Einzelbild herunterladen
 

369

LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.

toute-puissante dynastie, sans laquelle on ne pou-vait aspirer ni au profit ni à la gloire. Célait unBernard de Médicis qui avait été son premier patronet lavait fait venir à Florence, il vécut très-honoré, dit Yasari, et toujours sur le pied de servi-teur très-dévoué de cette famille(i). Il trouva moyende lui témoigner sa reconnaissance dune manièretrès-étrange après la conjuration des Pazzi, en pei-gnant le supplice des conjurés sur la tour du palaisdu podestat, ce qui convenait merveilleusement àla tournure patibulaire de son imagination; maisil est difficile de croire que cette œuvre servile aitexcité lenthousiasme dont parle Vasari, puisquellefit donner à son auteur le moins flatteur de tous lessurnoms (a).

Tous les patrons dAndrea del Castagno nétaientpas aussi heureux dans le choix des sujets cpiilslui donnaient à traiter. Il y en eut un qui eut labizarre fantaisie de lui faire peindre, au-dessusde la porte de son palais, une charité toute nuequi ne fut pas longtemps respectée par les icono-clastes du voisinage. Une démonstration non moinssignificative fut faite contre certaines fresques ducouvent de Santa-Croce, il avait représenté, avecune crudité trop blessante pour la piété populaire,plusieurs scènes de la passion du Sauveur, particu-

(1) Egli corne servitore ed obligato alla casa Medici... visse onora-tamente.

(2) Andrea degli Impiccati, cest-à-dire André des Pendus.

2i

i.