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1 (1861)
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367
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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.

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Le sujet quAndrea del Castagno peignit dans cettechapelle, en partie à fresque et en partie à lhuile,lui convenait moins que tout autre : cétait lhistoirede la Vierge, depuis son enfance jusquà son as-somption; aussi, ce quon y admirait principale-ment, cétait un temple octogone isolé, décoré depilastres et de niches dans chacune desquelles oncroyait voir une statue de marbre, cest-à-dire queles illusions de la perspective en faisaient le plusgrand charme. On admirait encore le raccourci decertains meubles, mais par-dessus tout la ressem-blance frappante dune quantité de portraits pat-lesquels il avait remplacé les figures traditionnellesdes apôtres priant et pleurant ensemble, autour dulit de mort; et, comme il méditait dès lors soncrime, il avait eu limpudence de sy placer lui-même sous la figure de Judas Iscariote.

Le type ne pouvait être mieux choisi, et il fautlui savoir quelque gré de sêtre rendu cette justice.U la reproduit approximativement, et sans cloute àson insu, dans plusieurs personnages de ses ta-bleaux, ce qui ne contribue pas peu à limpressionde dégoût quils produisent. De plus, il donne par-1 fois à ses chairs des teintes tellement livides, quonne sait plus à quelle race de la famille humaine sesfigures appartiennent, et, quand il veut exprimer ladouleur ou la pénitence, il les fait grimacer de tellesorte, quelles dégénèrent en véritables caricatures.Cest ce quon peut voir dans le saint Jérôme, lesaint Jean-Baptiste et la sainte Marie-Madeleine de