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1 (1861)
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366
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lart chrétien.

jourdhui en si petit nombre, même à Florence,quon aurait presque le droit de le passer sous si-lence, si lassassinat de Doinenico Veneziano, quilui avait appris le secret de la peinture à lhuile,ne lui avait assuré dans lhistoire une triste célé-brité. Du reste, on ne peut pas déterminer jusquàquel point il sut tirer parti de celte précieuse dé-couverte, dont les Florentins ne soupçonnèrent pasalors limportance. Doinenico lui-même, lintroduc-teur de ce nouveau procédé, ne jugea pas à proposden faire un constant usage, puisque le tableaudautel qui est dans léglise de Sainte-Lucie, et dontlauthenticité nest pas douteuse, attendu que sonnom y est écrit en toutes lettres, est encore peint àla détrempe (i).

Quoi quil en soit, Domenico périt victime de saconfiance, et lon peut dire que jamais meurtre nefut précédé ni suivi de circonstances si aggravantes.Lassassin, après avoir consommé son crime, venaitse remettre à lœuvre, sans que la main lui tremblât.Ils avaient été chargés de peindre ensemble la cha-pelle de lhôpital de Santa-Maria-Nuova. Ce fut larivalité, née de cette occupation commune, quidétermina la sanglante catastrophe dont lauteurresta ignoré, jusquau jour Andrea del Castagnoavoua lui-même son crime, sur son lit de mort.

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(1) On voyait encore, il y a peu d'années, à lun des angles de laplace de Santa-Maria-Novella, un tabernacle Domenico avait peintune Madone entre plusieurs Saints.