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l’art chrétien.
jourd’hui en si petit nombre, même à Florence,qu’on aurait presque le droit de le passer sous si-lence, si l’assassinat de Doinenico Veneziano, quilui avait appris le secret de la peinture à l’huile,ne lui avait assuré dans l’histoire une triste célé-brité. Du reste, on ne peut pas déterminer jusqu’àquel point il sut tirer parti de celte précieuse dé-couverte, dont les Florentins ne soupçonnèrent pasalors l’importance. Doinenico lui-même, l’introduc-teur de ce nouveau procédé, ne jugea pas à proposd’en faire un constant usage, puisque le tableaud’autel qui est dans l’église de Sainte-Lucie, et dontl’authenticité n’est pas douteuse, attendu que sonnom y est écrit en toutes lettres, est encore peint àla détrempe (i).
Quoi qu’il en soit, Domenico périt victime de saconfiance, et l’on peut dire que jamais meurtre nefut précédé ni suivi de circonstances si aggravantes.L’assassin, après avoir consommé son crime, venaitse remettre à l’œuvre, sans que la main lui tremblât.Ils avaient été chargés de peindre ensemble la cha-pelle de l’hôpital de Santa-Maria-Nuova. Ce fut larivalité, née de cette occupation commune, quidétermina la sanglante catastrophe dont l’auteurresta ignoré, jusqu’au jour où Andrea del Castagnoavoua lui-même son crime, sur son lit de mort.
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(1) On voyait encore, il y a peu d'années, à l’un des angles de laplace de Santa-Maria-Novella, un tabernacle où Domenico avait peintune Madone entre plusieurs Saints.