LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.
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profondément symbolique n’avait pas pu s’accom-moder longtemps d’un pareil maître. Fra Diamante,sorti, aussi lui, du couvent des Carmes, soutint safidélité jusqu’au bout, et en fut récompensé, non-seulement par la part considérable qu’il eut à l’exé-cution des grandes fresques de Prato et de Spoléte,mais de plus par une disposition testamentaire, envertiude laquelle le jeune Lippi, alors âgé de neufà dix ans, était confié à ses soins, comme à ceuxd’un protecteur et d’un père. Or, cette protectionn’empêcha pas celui qui en était l’objet, de s’en-gager, avec Botticelli, dans des voies toutes diffé-rentes de celles de son père, et ce Fra Diamante,qui devait être son initiateur, tomba bientôt dansl’insignifiance que méritait la médiocrité de sontalent.
Ainsi le Naturalisme, tel que l’avait exploité FraFilippo Lippi, cessa, pour un temps, d’être repré-senté dans l’école Florentine. Un autreNaturalisme,d’un genre tout opposé, vint compléter la série deces combinaisons, que nous avons essayé de carac-tériser l’une après l’autre, et d’autres crimes, d’ungenre également tout opposé, vinrent épouvanterles imaginations, et donner aux âmes candides latentation de maudire l’art et les artistes. Le grandcoupable dont nous voulons parler ici, est Andreadel Castagno, qui commença par adopter ce qu’ilV avait de maniéré dans le style de Lippi, sans ja-mais approcher de la grâce de ses mouvements nide la beauté de son coloris. Ses ouvrages sont au-