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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.

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profondément symbolique navait pas pu saccom-moder longtemps dun pareil maître. Fra Diamante,sorti, aussi lui, du couvent des Carmes, soutint safidélité jusquau bout, et en fut récompensé, non-seulement par la part considérable quil eut à lexé-cution des grandes fresques de Prato et de Spoléte,mais de plus par une disposition testamentaire, envertiude laquelle le jeune Lippi, alors âgé de neufà dix ans, était confié à ses soins, comme à ceuxdun protecteur et dun père. Or, cette protectionnempêcha pas celui qui en était lobjet, de sen-gager, avec Botticelli, dans des voies toutes diffé-rentes de celles de son père, et ce Fra Diamante,qui devait être son initiateur, tomba bientôt danslinsignifiance que méritait la médiocrité de sontalent.

Ainsi le Naturalisme, tel que lavait exploité FraFilippo Lippi, cessa, pour un temps, dêtre repré-senté dans lécole Florentine. Un autreNaturalisme,dun genre tout opposé, vint compléter la série deces combinaisons, que nous avons essayé de carac-tériser lune après lautre, et dautres crimes, dungenre également tout opposé, vinrent épouvanterles imaginations, et donner aux âmes candides latentation de maudire lart et les artistes. Le grandcoupable dont nous voulons parler ici, est Andreadel Castagno, qui commença par adopter ce quilV avait de maniéré dans le style de Lippi, sans ja-mais approcher de la grâce de ses mouvements nide la beauté de son coloris. Ses ouvrages sont au-