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1 (1861)
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l'art chrétien.

prendre pour une nymphe copiée sur un bas-reliefantique; mais tout ce charme païen ne rachète pascette criante profanation qui serait incompréhen-sible, si le superbe portrait dun personnage enrobe rouge, qui est en face de la danseuse, nexpli-quait tout. Ce personnage, qui était le prévôt deléglise en question, était un fils bâtard du vieuxCôme, et sappelait Charles de Médicis.

Ce furent encore les Médicis qui firent alloueraLippi, parle conseil communal, la grande peinturedu chœur, dans le Dôme de Spolète. Il sagissaitde représenter, en figures de grandes dimensions,lAnnonciation, la Nativité, la Mort et lAssomptionde la Vierge, cest-à-dire une série de sujets quidemandaient précisément les qualités dont lartisteétait le plus dépourvu. Il nest donc pas surprenantquau point de vue de linspiration, il y ait complè-tement échoué. Ce fut que la mort termina, en1469, sa brillante et déplorable carrière, et ce fut quun autre Médicis, Laurent le Magnifique, luifit élever plus tard, à ses frais, une sépulture enmarbre, qui atteste à la fois les services du peintreet le goût de la dynastie qui voulut en faire ungrand homme.

Ce qui prouve le peu de vitalité des traditions ar-tistiques laissées par Filippo Lippi, cest la diversitédes tendances qu011 remarque dans ses élèves oudans ses imitateurs, immédiatement après sa mort.Sandro Botticelli avait fait, sous lui, un commen-cement dapprentissage ; mais son génie sérieux et

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