364
l'art chrétien.
prendre pour une nymphe copiée sur un bas-reliefantique; mais tout ce charme païen ne rachète pascette criante profanation qui serait incompréhen-sible, si le superbe portrait d’un personnage enrobe rouge, qui est en face de la danseuse, n’expli-quait tout. Ce personnage, qui était le prévôt del’église en question, était un fils bâtard du vieuxCôme, et s’appelait Charles de Médicis.
Ce furent encore les Médicis qui firent alloueraLippi, parle conseil communal, la grande peinturedu chœur, dans le Dôme de Spolète. Il s’agissaitde représenter, en figures de grandes dimensions,l’Annonciation, la Nativité, la Mort et l’Assomptionde la Vierge, c’est-à-dire une série de sujets quidemandaient précisément les qualités dont l’artisteétait le plus dépourvu. Il n’est donc pas surprenantqu’au point de vue de l’inspiration, il y ait complè-tement échoué. Ce fut là que la mort termina, en1469, sa brillante et déplorable carrière, et ce futlà qu’un autre Médicis, Laurent le Magnifique, luifit élever plus tard, à ses frais, une sépulture enmarbre, qui atteste à la fois les services du peintreet le goût de la dynastie qui voulut en faire ungrand homme.
Ce qui prouve le peu de vitalité des traditions ar-tistiques laissées par Filippo Lippi, c’est la diversitédes tendances qu’011 remarque dans ses élèves oudans ses imitateurs, immédiatement après sa mort.Sandro Botticelli avait fait, sous lui, un commen-cement d’apprentissage ; mais son génie sérieux et
il***'
"
^i )ui ’ dl# f |a P
.plus pa r u^laquelle Iétait c°siKteiir etjdu pas cel
île celles d<ait être soiânce quet
üuppi, ces;«l’école I* tout 0]«bisons,«lune aprèsibient t(Rations, (^eniaud^totaot
qui
'ManiéréHr de
H»;