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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MEDICIS. 363

trouvant quentre elle et lui cette cérémonie étaitsuperflue.

Il faut observer que cette aventure scandaleuseavait lieu en i/|58, cest-à-dire quand le héros ap-prochait de sa cinquantième année, et pendant quiltravaillait à sa grande fresque de la cathédrale dePrato. Une lettre écrite quelques jours après parJean de Médicis, prouve que la dynastie navait faitquen rire(i), et, si lon voulait une preuve, encorepins convaincante de la tolérance philosophiquedont elle donnait lexemple et peut-être le précepte,on la trouvera dans la fresque même dont je parle.Quoique ce soit une œuvre de décadence, on peutdire quelle est pleine de vie et que les qualités pit-toresques y abondent; mais on ne comprend pasque les magistrats de la ville, ou les dignitaires delÉglise, ou, à leur défaut, la population elle-même,qui était une population chrétienne, aient souffertquon perpétuât le souvenir dun scandale récent,dans une peinture journellement exposée aux re-gards des fidèles; car, dans les compartimentsest représentée lhistoire de saint Jean-Baptiste,Hérodiade nest autre que la belle Lucrezia, qui estreproduite jusquà trois fois, non moins gracieusedans sa parure que dans ses mouvements, dont lessouples ondulations sont rendues avec un art infini.A laide dun effort dimagination, lon pourrait la

M) E cosi dello errore di Fra Fiiippo n aviamo riso un pezzo.(Gave, I, 180 .)