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l’art chrétien.
épreuve clans le cabinet des estampes de la Biblio-thèque impériale, à Paris, parut à Florence en 1/(62,à l’époque même où Faust et Guttemberg imprimè-rent, à Mayence, leur première Bible latine. Cettedécouverte leva l’obstacle que la distance des lieuxavait mis jusqu’alors à l’influence réciproque desdifférentes écoles les unes sur les autres. Les com-positions des graveurs Allemands, si pleines de verveet d’originalité, se répandirent bientôt dans toutel’Italie, et même celles de Martin Schoen y paru-rent presque immédiatement après celles de Fini-guerra (1).
Une autre découverte, non moins importante, etqui influa, non pas sur la quantité, mais sur la qua-lité et sur la durée des produits, fut celle de laPeinture à l’huile, introduite en Italie, précisémentà l’époque dont nous parlons, par un peintre Sici-lien nommé Antonello da Messina, qui, après avoirvu un tableau de Jean de Bruges à Naples, avaitfait le voyage de Flandres pour apprendre de luison secret. Que cet apprentissage ait eu lieu par desrapports directs avec l’inventeur, mort en i44°) ou,qu’il ait eu lieu, comme cela est vraisemblable, parl’intermédiaire de Roger de Bruges, qui visita l’Italieà l’occasion du jubilé de i 45 o, il est certain qu’Anlo-nello da Messina s’appropria l’invention de l’artisteultramontain avec un bonheur extraordinaire (2).
(1) Martin Schoen grava de 1460 à I486, époque de sa mort. ■
(2) La peinture à l’huile était connue en Italie longtemps avant