LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.
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la suite des faits que nous devons signaler ou ap-précier. Ce caractère nouveau se trouve empreint surun grand nombre de produits littéraires et artis-tiques, et malheureusement aussi sur les mœursnationales. Bientôt on vit Laurent de Médicis lui-même disputer à ses poètes lauréats la palme descompositions licencieuses, pour les orgies du carna-val ; mais les détails de la dégénération dont ce ma-gnifique personnage fut le promoteur, avec ses cour-tisans lettrés, nous entraîneraient bien au delà deslimites prescrites par notre sujet, et, malgré leplaisir qu’il y aurait à arracher à ces idoles histo-riques leurs masques séculaires, il faut nous bornerà réduire à sa juste et mince valeur l’influencequ’elles exercèrent sur les diverses branches de l’art,et particulièrement sur la peinture.
On aurait pu croire quelle allait prendre un nou-vel essor dans la période qui suivit immédiatementla mort de Masaccio. Deux grandes découvertesvinrent alors s’ajouter à celles dont le domaine del’art s’était enrichi au commencement du xv e siècle.Un procédé nouveau, à l’aide duquel on pouvaitmultipliera volonté et transporter dans les pays loin-tains, les ouvrages des artistes renommés, venaitd’être mis en œuvre par Maso Finiguerra. La fa-mensepaix (i), qui joue un si grand rôle dans l’his-toire de la gravure, et dont on voit une très-belle
(1) Ainsi appelée parce qu’elle reçoit le baiser de paix dans lescérémonies religieuses.
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