352
l’art chrétien.
plie par Luca délia Robbia ; mais il avait renoncéà la grande sculpture, pour perfectionner le pro-cédé dont il était l’inventeur, de sorte que le mou-vement de la renaissance, en ce qui concernait lesœuvres plastiques , semblait éprouver un tempsd’arrêt.
Il en était à peu près de même pour ce qui con-cernait les ouvrages de peinture religieuse. Fra An-gelico était mort la même année que Ghiberti, etMasaccio, malgré ses qualités éminentes, n’avaitpas joui d’une assez grande autorité pour fonderune école. La dynastie qui disposait alors de la for-tune publique, et dont le patronage était indispen-sable aux grands succès du moment, ne l’avait pasjugé digne de partager avec Paolo Uccello les fa-veurs dont ce peintre de cour fut comblé par elle.Le Naturalisme, tel qu’il était représenté par lui,triompha donc plus ouvertement que jamais, etcomme, de son côté le paganisme poursuivait lecours de ses victoires sur l’élément chrétien, dansla littérature et dans l’art, il y eut une période, plusque décennale, durant laquelle les traditions quiavaient vivifié l’une et l’autre, semblèrent sérieuse-ment compromises.
Elles l’étaient d’autant plus, que tout semblaitpousser, sous les auspices des Médicis, à l’innova-tion et à la profanation. A l’enthousiasme pourl’antiquité classique, commençait à succéder l’en-thousiasme pour l’antiquité païenne, distinctionqu’il est important de ne point perdre de vue dans