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1 (1861)
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lart chrétien.

plie par Luca délia Robbia ; mais il avait renoncéà la grande sculpture, pour perfectionner le pro-cédé dont il était linventeur, de sorte que le mou-vement de la renaissance, en ce qui concernait lesœuvres plastiques , semblait éprouver un tempsdarrêt.

Il en était à peu près de même pour ce qui con-cernait les ouvrages de peinture religieuse. Fra An-gelico était mort la même année que Ghiberti, etMasaccio, malgré ses qualités éminentes, navaitpas joui dune assez grande autorité pour fonderune école. La dynastie qui disposait alors de la for-tune publique, et dont le patronage était indispen-sable aux grands succès du moment, ne lavait pasjugé digne de partager avec Paolo Uccello les fa-veurs dont ce peintre de cour fut comblé par elle.Le Naturalisme, tel quil était représenté par lui,triompha donc plus ouvertement que jamais, etcomme, de son côté le paganisme poursuivait lecours de ses victoires sur lélément chrétien, dansla littérature et dans lart, il y eut une période, plusque décennale, durant laquelle les traditions quiavaient vivifié lune et lautre, semblèrent sérieuse-ment compromises.

Elles létaient dautant plus, que tout semblaitpousser, sous les auspices des Médicis, à linnova-tion et à la profanation. A lenthousiasme pourlantiquité classique, commençait à succéder len-thousiasme pour lantiquité païenne, distinctionquil est important de ne point perdre de vue dans