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l’art CHRKTI1ÎN.
de toutes, à cause de la perfection du style, de la fi-nesse du modelé et de l’effet vraiment magique de lalumière, éclairant avec des nuances si bien graduées,toutes les figures dont se compose le groupe central.
Peut-être les admirateurs ont-ils été trop exclusi-vement absorbés par cet ensemble de qualités vrai-ment extraordinaires, et ont-ils trop oublié ce quej’appellerais le côté idéal des peintures de Masaccio.Certes, la figure du Christ ordonnant à saint Pierrede payer le tribut, n’est pas l’ouvrage d’un peintrenaturaliste, et le type de saint Pierre annonce danscelui qui l’a conçu, une force d’imagination quidemandait autre chose que des études faites d’aprèsnature. On peut dire qu’aucun peintre contemporainn’a si bien rendu l’autorité du geste et celle du re-gard, ce qui est d’un effet immense dans la repré-sentation du Prince des Apôtres, dépositaire d’unepuissance qui, sur la terre, ne peut avoir de rivale.
On sait que la mort de Masaccio , survenue àRome en 1428, quand il n’avait guère que vingt-six ans (1), l’empêcha de venir achever son ouvrage.On sait aussi que Brunelleschi , qui lui avait en-seigné la perspective, l’architecture et beaucoup
(t) Un document, tout récemment découvert, met hors de doute ladate delà naissance de Masaccio et. celle de sa mort; mais on auraittort d’en conclure que les fresques de San Clemente sont postérieuresà celles de la chapelle des Carmes, et rien n’empêche d'admeltre unpremier voyage de Itome. Voir \'Archivio storico italiano, t. Xll dela nouvelle série, p. 195.
Cette correction s’applique à l’erreur de la page 14 du second vo-lume, où j’ai supposé que Masaccio était mort en 1443.