LA RENAISSANCE ET LES MKDICIS.
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des lignes avec Je jeu de la lumière, était particuliè-rement admirée dans une peinture à fresque qu’ilfit à Santa-Maria-Novella , et dans laquelle il intro-duisit une voûte en plein cintre, revêtue de rosaces,qui faisaient la plus complète illusion. Mais un ar-tiste, placé sous la direction vivifiante de Brunelles-chi, ne pouvait pas se contenter de ces tours deforce, ni s’emprisonner systématiquement dans cetterégion inférieure de l’art. Il faut donc chercher ail-leurs la cause de cette sympathie réciproque quis’établit entre ces deux rares génies.
Il est impossible de méconnaître, dans celui deMasaccio, un mélange de pureté et de grandeur cpii sereflète, d’une manière frappante, dans les fresques del’église des Carmes. C’était le goût exquis du dessin,bien plus que le jeu mécanique des ombres et de lalumière, qui attirait dans cette chapelle, pendanttout le siècle suivant, la plupart des artistes émi-nents cités par Vasari, qui venaient chercher, danscet espèce de sanctuaire, leur première initiation.
Pour ceux d’entre eux qui étaient dignes de com-prendre leur modèle, il y avait, dans cet ouvrage(le Masaccio, quelque chose de plus (pie le mérited’un grand peintre naturaliste. Le sujet est la glo-l'ification de saint Pierre et la représentation de sesprincipaux miracles. On le voit dans cinq compar-timents successifs, baptisant, distribuant 1 aumôneaux pauvres, guérissant les infirmes, tirant la piècede monnaie de la gueule du poisson et ressuscitantle fils du roi. Cette composition est la plus célèbre