LA. RENAISSANCE ET LES 3IÉDICIS.
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il autres choses, fut inconsolable de cette perte 5mais, ce qu’on ne savait pas jusqu’à présent, c’estl’hommage que lui a rendu l’un des plus beaux etdes plus vastes génies du xv' siècle, et dont la com-pétence était fondée sur son universalité même; jeveux parler de Léon-Baptiste Alberti qui, dans sonTraité de la peinture, place Masaccio sur la mêmeligne que Brunellesehi, Donatello, Ghiberti et Lucadélia Robbia, et le proclame implicitement le pre-mier peintre des temps modernes (1).
Comment concilier des suffrages aussi imposantsque ceux de Brunellesehi et d’Alberti, avec cetteindifférence dont parle Yasari, indifférence qui futcause, selon lui, qu’on ne mit aucune inscriptionsur la tombe de Masaccio (2)? Et cependant le goûtpublic s’épurait tous les jours, on était en pleinejouissance des bienfaits de la renaissance, et Tonavait une dynastie qui faisait fleurir les arts et leslettres, mais qui, quoi qu’en dise le courtisan Va-sari, était trop satisfaite des œuvres de Dello et dePaolo Uccello, pour jeter un regard sur celles deMasolino et de Masaccio ( 3 ).
(1) Il est à remarquer que Léon-Baptiste Alberti est le premier etmême le seul qui ait assigné à Luca délia Robbia la place éminentequi lui appartient, à côté des grands artistes de son siècle. \oir, dansla nouvelle édition de Vasari, le Supplément à la l ie de Léon-BaptisteA Iberti.
&) Non fu posta sopra il sepolcro memoria alcana, per essere statopoco stimato vivo. Vasari, Vita di Masaccio.
(3) On ne cite pas un seul ouvrage de Masolino ou de Masaccio quileur ait été commandé par les Médicis.