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l’art chrétien.
de la carrière de Masaccio , quand , après avoirmûri et agrandi son talent pendant un assez longséjour à Rome, il revint à Ilorence, non pas pourexploiter les bonnes grâces de Côme de Médicis,comme le dit absurdement Vasari, mais pour seplacer sous la discipline d’un maître, avec lequel ilse sentait plus d’affmités qu’avec aucun autre. Cemaître, qui fut en même temps son ami et qui luidécerna, plus hautement que personne, la préémi-nence parmi les peintres contemporains, était l’im-mortel Brunellesclii.
Ici commence le rôle du peintre Naturaliste, maisd’un Naturalisme qui n’a rien de trivial, ni de pro-fane, et qu’on pourrait appeler Naturalisme classi-que. Que Masaccio ait été épris, comme tant d’au-tres, et plus que beaucoup d’autres, des applicationsmerveilleuses de la perspective linéaire, c’est ce qu’ilest impossible de mettre en doute, quand on a lu,dans Vasari, l’énumération des tableaux qu’il exé-cuta pour les églises de Florence, et dont à peineun seul a échappé à la destruction (i). Les unsétaient remarquables par la hardiesse des raccour-cis, les autres par des colonnades qui semblaient seperdre dans le lointain; et la savante combinaison
(I) Celui de l’Académie des beaux-arts. Ou vient de découvrir, dansSanta-Maria-N'ovella, une fresque assez bien conservée représentantle Christ en croix, avec la Vierge et saint Jean. Le Naturalisme y estencore plus prononcé que dans la chapelle Brancacci, et la tète duPère éternel est une réminiscence du type de saint Pierre de la mêmechapelle.