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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.

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Saint-Clément, à Rome, même dans létat de déla-brement elles sont aujourdhui, prouvent que,dans cette direction, lartiste aurait pu aller aussiloin que dans celle quil préféra plus tard. Javoueque le contraste entre le style de ces peintures etle style des fresques de la chapelle des Carmes, àFlorence, est embarrassant pour ceux qui tiennentà lunité dinspiration, en matière dart comme enmatière de conduite; mais ce nest pas résoudre ladifficulté que dattribuer gratuitement à une autremain louvrage dont nous parlons, sans tenir comptedu témoignage positif de Vasari. Le rapproche-ment de certaines dates et de certaines circonstances,quon na pas assez remarquées, fournit une solu-tion plus simple. Masaccio ne fut pas lélève deMasolino, qui était du même âge que lui (i ), maistrès-vraisemblablement de Gentile da Fabriano quiavait ouvert une école à Florence de 1421 à 1424?cest-à-dire vers lépoque Masaccio atteignait savingtième année (a). Cet apprentissage une fois re-connu, il faut admettre, comme conséquence né-cessaire, une influence, au moins indirecte, par FraAngelico, lami et le collaborateur de Gentile; il fautenfin renverser tout léchafaudage chronologiquede Vasari, et placer les fresques de la chapelle desCarmes, non pas au commencement, mais à la fin

(1) Masaccio naquit en 1402, et Masolino en 1403.

(2) Amico Ricci, dans son ouvrage sur les peintures de la Marched Ancône, parlant de linfluence que Gentile da Fabriano exerça surMasaccio, sappuie sur Lori : Memorie manoscritte di Fabriano.