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l’art CHRÉTIEX.
ornements accessoires, le fruit des études faites àRome sur les bas-reliefs et sur les débris de l’archi-tecture antique. Mais ce qu’il y a de plus attrayant,dans cette série de représentations, c’est la grâcenaïve qui, au moyen de contrastes habilement mé-nagés, ressort de certains groupes et de certainesphysionomies dont les types ne sont pas toujoursempruntés à la sphère du Naturalisme. Yasari lui-même avait observé, quoique le champ de ses ob-servations fût très-restreint, que Masolino avait sudonner plus de suavité aux airs de tête, surtoutdans les figures de femmes. Il en eût été encoreplus frappé, s’il avait connu les fresques de Casti-glione. Il aurait pu y admirer à loisir ce tournoie-ment expressif des yeux qu’il signale lui-mêmecomme un progrès (i), et qui n’est pas le seul in-dice des affinités secrètes qui existaient entre Maso-lino et Ira Angelico da Fiesole.
On comprend que l’âme tendre et mélancoliquede Masolino n’ait pas pu et n’ait même pas vouluse soustraire à cette influence ; mais on a peine àcomprendre que l’énergique Masaccio, le peintreNaturaliste par excellence, en prenant ce mot dansson acception la plus élevée, se soit enrôlé, pen-dant la première période de sa carrière, sous lesdrapeaux de l’école mystique; et cependant ce futainsi qu’il commença, et les fresques de l’église de
1 (1) Avendo egli trovato un poco meglio il girare degli occhi .
Yasari.