LA .RENAISSANCE ET LFS MÉDICIS.
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dernières, au lieu d’ètre comme ensevelies dans uncoin obscur de la province de Corne, avaient dé-coré une église ou un oratoire quelconcjue de laToscane ou de i’Ombrie, le nom de Masolinon’aurait pas eu besoin d’ètre associé à celui deMasaccio pour figurer avec quelque gloire dansl’histoire de l’art; car il y a dans les compositionsdont nous parlons une réunion de qualités tech-niques et poétiques qu’on ne trouve pas au memedegré dans ses fresques si fameuses de la chapelledes Carmes à Florence. Il y a surtout un compar-timent, d’une beauté incomparable, dans lequelest représenté le baptême du Christ, avec une mul-titude de personnages accessoires, disposés, dessinéset caractérisés avec une entente admirable de tontesles conditions les plus propres à leur donner durelief, du mouvement et de l’expression. Vientensuite la prédication du précurseur dans le désert,puis sa comparution devant Ilérode et enfin sadécapitation. Pour faire leur part légitime aux ten-dances dominantes du siècle, l’élément scientifiqueest introduit dans la mesure que comportaient lanature du sujet et le talent progressif de l'artiste.Au lieu des raccourcis disgracieux et presque re-butants que présentent les fresques de l’église, ontrouve, dans celles du baptistère, de véritableschefs-d’œuvre en ce genre, avec cjes applicationstrès-heureuses des lois de la perspective, et parfoisune finesse de modelé qui ne fut jamais surpasséepar Masaccio lui-même; et l’on remarque, dans les