Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
342
Einzelbild herunterladen
 

tige de tous ces travaux du peintre florentin, pasplus cpte de ceux quil avait executes a Rome, dansle palais Orsini; mais heureusement nous avons lespeintures de léglise collégiale de Castiglione, dansla province de Côme, peintures bien autrement im-portantes que celles de Florence, sur lesquelles sestfondée jusquaujourdhui la réputation de Masolino,ce qui na pas empêché les premières dêtre complè-tement oubliées par les historiens de lart; et levandalisme du XVIII 0 siècle, qui voulait ajouter ladestruction à loubli, les avait fait entièrement dis-paraître sous une couche de chaux. Ce fut seulementen i 843 quelles reparurent au grand jour, et cetterésurrection était dautant plus intéressante quelleremplissait une lacune jusqualors inexplicable dansla carrière dun artiste, qui semblait navoirbrillé uninstant dans sa patrie que pour séclipser sans retour.

Les peintures, dont il sagit, ne sont pas toutesde la même époque. Celles du chœur sont certaine-ment les premières dans lordre chronologique,comme le prouve la date de 1428 quon litau-dessus de la porte principale, et comme leprouve plus manifestement encore linférioritéde ces fresques comparées avec celles du bap-tistère qui furent achevées en 1 435. Si ces

dune somme de 360 florins dus à Masolino par les héritiers de PippoSpano. Ce condottiere avait été au service de la républiqne Florentineet lon peut voir dans la galerie des Uffizj un portrait vigoureusementcaractérisé de ce personnage tracé par le pinceau dAndrea delCastag'iO.