LA RENAISSANCE ET I.ES MÉDICIS.
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une œuvre commune, a fait qu’on les a regardéscomme exactement contemporains , tandis qu’il estprouvé, par un document récemment découvert (i),que Masolino, né en r 383 , avait plus de quaranteans, quand il se mit à peindre, dans la chapelleBrancacci, les premiers compartiments relatifs àl’histoire de saint Pierre. Or, nous verrons bientôtqu’à cette époque (1424), la tâche de Masaccio,plus jeune que lui de vingt ans, 11’était pas mêmecommencée. Vasari se trompe en disant que Masolinofut l’élève de Ghiberti et son plus habile auxiliaireclans la ciselure des portes de bronze ; mais il recti-fie lui-même cette erreur, sans le vouloir, en lui dou-chant pour maître Gherardo Starnina, son devancierclans la décoration de l’église des Carmes. A ce pre-mier apprentissage Masolino joignit ensuite l’étudedes monuments de l’ancienne Rome, et je crois qu’ilfut le premier peintre moderne qui entreprit cevoyage dans un but purement artistique (2); mais àpeine eut-il achevé quelques peintures à fresque dansle palais Orsini, que la maladie le contraignit àchanger de séjour. Ceci dut avoir heu après sonvoyage en Hongrie, où il paraît qu’il travailla beau-coup pour un célèbre condottiere connu sous le110m de Pippo Spano, qui avait fait construire, dansce royaume à demi barbare, une quantité de cha-pelles et d’oratoires ( 3 ). Il ne reste plus aucun ves-
(1) Voir l'Archwio storico iialiam, nouvelle série, t. XII, p. 192.
'2) Andà a Roma per studiar l’arle. Vasari, Vit a di Masolino.
(3) Il est question, dans le document dont nous venons de parler,1. 22*