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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET I.ES MÉDICIS.

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une œuvre commune, a fait quon les a regardéscomme exactement contemporains , tandis quil estprouvé, par un document récemment découvert (i),que Masolino, en r 383 , avait plus de quaranteans, quand il se mit à peindre, dans la chapelleBrancacci, les premiers compartiments relatifs àlhistoire de saint Pierre. Or, nous verrons bientôtquà cette époque (1424), la tâche de Masaccio,plus jeune que lui de vingt ans, 11était pas mêmecommencée. Vasari se trompe en disant que Masolinofut lélève de Ghiberti et son plus habile auxiliaireclans la ciselure des portes de bronze ; mais il recti-fie lui-même cette erreur, sans le vouloir, en lui dou-chant pour maître Gherardo Starnina, son devancierclans la décoration de léglise des Carmes. A ce pre-mier apprentissage Masolino joignit ensuite létudedes monuments de lancienne Rome, et je crois quilfut le premier peintre moderne qui entreprit cevoyage dans un but purement artistique (2); mais àpeine eut-il achevé quelques peintures à fresque dansle palais Orsini, que la maladie le contraignit àchanger de séjour. Ceci dut avoir heu après sonvoyage en Hongrie, il paraît quil travailla beau-coup pour un célèbre condottiere connu sous le110m de Pippo Spano, qui avait fait construire, dansce royaume à demi barbare, une quantité de cha-pelles et doratoires ( 3 ). Il ne reste plus aucun ves-

(1) Voir l'Archwio storico iialiam, nouvelle série, t. XII, p. 192.

'2) Andà a Roma per studiar larle. Vasari, Vit a di Masolino.

(3) Il est question, dans le document dont nous venons de parler,1. 22*