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l’art chrétien.
pour relever l’art que pour l’abaisser, pourvu qu’onrespectât la vraisemblance et le bon goût.
Pendant que Paolo Uccello et Victor Pisanelloagrandissaient ainsi, chacun à sa manière, le do-maine de l’art, deux artistes qui leur furent biensupérieurs et que la postérité s’est habituée à ne passéparer l’un de l’autre, donnaient à la peinture uneimpulsion plus décisive, en y introduisant des per-fectionnements jusqu’alors inconnus, qui devinrentcomme le point de départ d’une ère nouvelle. Cesdeux artistes «sont Masolino et Masaccio qui tra-vaillèrent ensemble à la fameuse chapelle Brancaccidans l’église des Carmes.
La renommée de Masolino a été jusqu’ici presqueentièrement absorbée par celle de son collabo-rateur, d’abord parce que les peintures qu’il fit danscette chapelle sont toutes placées à une trop grandedistance de l’œil du spectateur, ensuite parce qu’ellesn’ont réellement ni la même vigueur ni la mêmepuissance de fascination que celles de Masaccio.Mais, outre qu’elles gagnent beaucoup à être re-gardées de plus près, nous ne sommes plus réduits,comme autrefois, à juger leur auteur sur cetteproduction unique, depuis qu’on a découvert, dansle nord de l’Italie, un autre ouvrage de Masolino,bien plus important que celui de la chapelle desCarmes, sinon sous le rapport de l’exécution tech-nique, du moins sous le rapport de l’invention poé-tique et de l’étendue.
L’association fortuite de ces deux génies pour