LA. RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.
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bleaux historiques, et souvent même dans leurstableaux religieux, les portraits des plus fameuxpersonnages de leur temps. C’étaient ordinairementdes hommes de guerre, les uns soldats de fortune,les autres appartenant à des dynasties anciennesou fondateurs de dynasties nouvelles; mais presquetous présentant, à un certain degré, quelques-unesdes qualités qui constituaient alors l’héroïsme mi-litaire. Ceux d’entre ces héros qui brillèrent dansla première moitié du xv' siècle, ont reçu de VictorPisanello le genre d’immortalité le plus durable,puisqu’elle repose sur des monuments contre les-quels le temps ne peut rien (i). Paolo Uccello futpeut-être le premier qui donna l’exemple d’exploiterces monuments, pour relever l’intérêt historique deses compositions. Dans celles où il avait représentédes batailles ou plutôt des guerriers à cheval, onvoyait figurer plusieurs Condottieri, dont les por-traits n’étaient sûrement pas tracés d’après nature,mais copiés sur des dessins ou sur des médailles,comme cela fut pratiqué par d’autres artistes aprèslui (2). C’était encore du Naturalisme, mais un Na-turalisme pour ainsi dire héroïque, dont l’intro-duction, dans une certaine mesure, était plutôt faite
(1) La plupart des médailles de Victor Pisanello ont été frappéesdans les douze dernières années de sa vio, c’est-à-dire depuis lo con-cile de Florence en 1438, jusqu’à sa mort, arrivée en Liai .Voir Gave,Carteggio inedito, vol. I, p. 163.
(2) Par exemple, par Luca Signoreili, dans sa fameuse fresque deh cathédrale d’Orvieto.