LA RENAISSANCE ET LES .ÏIÉDICIS.
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bandon dans lesquels Paolo Uccello termina sa car-rière (i).
A ce premier groupe de peintres Naturalistes, serattache un artiste bien plus intéressant qu’aucund’eux, et qui, quoique étranger à la’ville de Florence,ne fut pas sans influence sur l’école Florentine. Jeveux parler de Victor Pisanello, de Vérone, quenous avons déjà signalé ailleurs comme le véritablerestaurateur de Ja numismatique. De tous les ta-bleaux, qu’il exécuta dans sa patrie ou ailleurs, c’està peine si on peut en citer un seul aujourd’huiqui porte un caractère satisfaisant d’authenticité (2).La ruine de ses peintures à fresque a été encore pluscomplète, et l’on chercherait en vain, dans l’églisedeSainte-Anastasie, à Vérone, ces deux belles figuresde saint Georges et de saint Eustache, tant admiréespar Vasari, et devant lesquelles le fameux architecteVénitien San-Micliele s’arrêtait comme en extase.L’histoire des deux saints remplissait toute une cha-pelle, et les parties accessoires étaient traitées avecune perfection qui nuisait presque au sujet prin-cipal ; le chien de saint Eustache et le cheval de saintGeorges étaient rendus avec une verve et une véritédont nul n’avait approché jusqu’alors; car c’était
3) Dello mourut vers 1455. On no connaît aucun tableau de lui enEspagne, à moins qu’on ne veuille lui attribuer le rouleau de 150 piedsde long, découvert, sous Philippe II, dans la tour de Ségovie, et surlequel le peintre a représenté une bataille gagnée sur les Maureseu 1431.
(2) Ce tableau unique se trouve dans la galerie Costabili, à Ferrare.
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