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l’art chrétien.
Médicis, une sorte de triumvirat composé des troisgrandes notabilités de la nouvelle école, entre les-quelles la grande tâche, qu’il s’agissait d’accomplir,fut distribuée de manière à effacer tout ce qu’onavait vu de plus magnifique en ce genre. Le pinceaude Paolo Uccello devait couvrir les murs d’oiseauxet de quadrupèdes ; et les peintures mythologiquesde Dello, sur les plafonds, devaient être encadréespar les stucs dorés de Donatello, sans parler desamours des dieux et des autres amours tracés, enguise de miniature profane, sur toutes les surfacesqui se prêtaient à ce genre de décoration. Yasari,qui put encore admirer quelques beaux restes decette magnificence, en parle de manière à nous fairepresque regretter qu’il n’en reste aucun vestige, etque nous ne puissions pas avoir sous nos yeux quel-que innocent débris de ces compositions gracieusessur lesquelles se fondait la réputation de Delloparmi ses contemporains. Il fallait qu’il y eût uncharme particulier, soit dans sa touche, soit dansl’expression et l’agencement de ses figures; car ilétait médiocre dessinateur, et le mérite qu’il eutd’être le premier à faire ressortir les saillies mus-culaires dans les membres nus, ne suffit pas pourexpliquer la grande popularité dont il jouit, non-seulement à Florence, mais aussi dans les paysétrangers. Son plus grand admirateur, au dehors,fut le roi d’Espagne qui le fit venir à sa cour etle combla d’honneurs et de récompenses qui for-ment un singulier contraste avec la misère et l’a-