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l’art chrétien.
sujets bibliques, l’artiste songea beaucoup moins àtracer (le grandes figures patriarcales, qu’à fairedes raccourcis et des ménageries, et la partie de satâche, où il fut le mieux inspiré, dut être nécessai-rement la construction de l’arche, où il y avait,outre une procession d’animaux de toute espèce, desintersections de plans et de lignes qui lui fournis-saient l’occasion de satisfaire son éternelle passionpour la perspective. Cette satisfaction fut bien pluscomplète, quand Côme de Médicis le chargea depeindre, pour l’intérieur de son palais, plusieurssujets d’histoire naturelle, qui embrassaient le règneanimal ej le règne végétal dans ce qu’ils offraientdéplus pittoresque. Jamais l’artiste ne s’était trouvéà pareille fête, et jamais peut-être il n’avait préludéà aucune de ses œuvres par tant d’études prélimi-naires. Aussi Vasari en parle-t-il avec l’accent dela plus vive admiration. On n’avait pas encore vules oiseaux et les quadrupèdes rendus avec autantde vérité. Les arbres mêmes étaient traités avec unsoin dont il n'y avait pas eu d’exemple jusqu’alorsdans l’histoire de l’art. Ce chef-d’œuvre de Natu-ralisme n’en a pas moins été enveloppé, dans lamême ruine que les autres grandes compositionsdont nous avons parlé plus haut. Par un étrangecaprice du sort, les seuls ouvrages de Paolo Uccelloqui nous aient été conservais, sont précisément ceuxpour lesquels il avait le moins d’aptitude. On eut1 idée de lui demander un monument pour immor-taliser un grand capitaine, et ce monument devait