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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS. 329

]a représentation des sujets bibliques et légendaires,on a le droit de soupçonner quil la devait nonpas à la satisfaction quy trouvaient les âmes pieuses,mais bien plutôt à la supériorité quil déployaitdans les parties accessoires. Dans la légende desaint Benoît quil peignit pour les religieux deSanta-Maria degli Angeli à Florence, et qui paraîtavoir été son chef-dœuvre en ce genre, on admiraitsurtout les effets de perspective qui rendaient mi-nutieusement jusquaux tuiles qui couvraient lestoits, et lon retrouvait des tours de force ana-logues dans lhistoire des Pères du désert quilpeignit à San-Miniato, avec des paysages et desfabriques les couleurs étaient combinées de lamanière la plus bizarre (i) ; car Paolo Uccello, quimanquait de correction et délégance dans sondessin, ne possédait pas lorgane du coloris. Voilàpourquoi il employa presque toujours les grisailles,procédé qui avait en outre lavantage de ne pastrop distraire le spectateur de ladmiration que de-vait exciter en lui lillusion de la perspective li-néaire.

Une seule de ses grandes peintures à fresque aéchappé à une ruine totale, cest celle du cloîtrede Santa - Maria - Novella ; encore faut-il ajouterquelle na presque rien conservé de son caractèreprimitif. En se chargeant de peindre cette série de

(1) Les paysages étaient peints en bleu, les villes en rouge, et lesfabriques en couleurs de fantaisie.