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1 (1861)
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lart chrétien.

devenue lécole dominante, grâce à la supérioritédes artistes qui la composaient, et grâce à la faveurmarquée que lui montraient les Médicis ; mais cettefaveur fut rarement mesurée sur le mérite de ceuxqui aspiraient à lexploiter, et la préférence accordéeà certains peintres ne fut pas toujours déterminéepar le bon goût.

Cela se vit surtout dans lespèce dengouementdont se prit Corne de Médicis pour Paolo Uccelloet pour son ami Dello, qui furent, à proprementparler, les premiers champions du Naturalisme etdu Paganisme dans le domaine de la peinture.Paolo Uccello, comme nous lavons déjà dit, étaitsorti de latelier de Ghiberti ; mais il céda bientôtaux affinités impérieuses qui lattiraient vers Dona-tello avec lequel il fit le voyage de Padoue (i), etdont il fut lami jusquà la fin de sa longue et tristecarrière.

On semblait se défier de ses inspirations, toutesles fois quil sagissait dexécuter un tableau dedévotion. Si lon excepte une petite Annonciationquon voyait jadis dans léglise de Sainte-Marie-Majeure, Yasari ne cite pas une seule image de laVierge qui ait été tracée par son pinceau. Il en futde même de limage du Christ, et de toutes cellesqui demandaient de la grandeur ou de la puretédans les types. Sil obtint parfois la préférence pour

(1) Il ny peignit aucun tableau déglise, mais seulement des géantsdans un palais. Il nen reste plus aucun vestige.