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1 (1861)
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327
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LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.

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facile de reconnaître la même main, tableau decirconstance locale comme le précédent, mais serapportant à une épocpie beaucoup plus rapprochéede celle travaillait lauteur. Après la destructiondes hérétiques, les capitaines de Sainte-Marie sé-taient formés en une association nouvelle, sous lenom de confrérie de la Miséricorde, dans le butspécial de fonder et dentretenir des hospices pourles pauvres pèlerins (i), et en i4a5, cette société,changeant de destination, se chargea de recueillirles enfants égarés ou abandonnés dans Florence.Cest ce but pratique de la pieuse congrégation, queClielini a représenté dans ce tableau plein de vieet dexpression. La joie des mères qui ont retrouvéleurs enfants est aussi vivement rendue que la tris-tesse et lanxiété de celles qui les cherchent encore :cest la reproduction aussi fidèle que touchantedune des scènes pathétiques dont le peintre avaitsans doute été plus dune fois témoin sur le heumême.

Pendant que lécole représentée par les troisartistes que nous venons de nommer, séteignaitinsensiblement à Florence, lécole Naturaliste,senrichissant de nouvelles conquêtes, étendait etaffermissait son empire sur les imaginations. O 11peut dire que, vers le milieu du xv e siècle, elle était

(!) La confrérie du Bigallo avait jusquà deux cent vingt hospices.On trouvera des détails, à la vérité un peu embrouillés, sur cette insti-tution dans l 'Observateur Florentin, vol. I, p. t05.