LA RENAISSANCE ET LES MÉDICIS.
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facile de reconnaître la même main, tableau decirconstance locale comme le précédent, mais serapportant à une épocpie beaucoup plus rapprochéede celle où travaillait l’auteur. Après la destructiondes hérétiques, les capitaines de Sainte-Marie s’é-taient formés en une association nouvelle, sous lenom de confrérie de la Miséricorde, dans le butspécial de fonder et d’entretenir des hospices pourles pauvres pèlerins (i), et en i4a5, cette société,changeant de destination, se chargea de recueillirles enfants égarés ou abandonnés dans Florence.C’est ce but pratique de la pieuse congrégation, queClielini a représenté dans ce tableau plein de vieet d’expression. La joie des mères qui ont retrouvéleurs enfants est aussi vivement rendue que la tris-tesse et l’anxiété de celles qui les cherchent encore :c’est la reproduction aussi fidèle que touchanted’une des scènes pathétiques dont le peintre avaitsans doute été plus d’une fois témoin sur le heumême.
Pendant que l’école représentée par les troisartistes que nous venons de nommer, s’éteignaitinsensiblement à Florence, l’école Naturaliste,s’enrichissant de nouvelles conquêtes, étendait etaffermissait son empire sur les imaginations. O 11peut dire que, vers le milieu du xv e siècle, elle était
(!) La confrérie du Bigallo avait jusqu’à deux cent vingt hospices.On trouvera des détails, à la vérité un peu embrouillés, sur cette insti-tution dans l 'Observateur Florentin, vol. I, p. t05.