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l'art chrétien.
cation plus plausible, c’est l’extrême pureté de sestypes, dans les ouvrages si nombreux et si variésqu’il a laissés après lui.
Il y a plus, c’est que son appréciation des pein-tures et des sculptures chrétiennes ne se ressent enrien de son enthousiasme pour la belle antiquité.Ce qu’il dit des grands peintres Siennois et Florentinsdu xiv e siècle n’est pas moins remarquable par lajustesse que par la concision de ses jugements. Il ya une qualité qu’il semble apprécier par-dessustout, c’est la noblesse; et, en rapprochant les unsdes autres divers passages de son écrit, on trouveque cette qualité faisait le fond de son caractèrepersonnel. Il y a quelque chose de vraiment tou-chant dans l’accent avec lequel il exprime sa re-connaissance pour ceux qui l’ont élevé sous une dis-cipline sévère, et qui lui ont appris à mépriser lesrichesses (i). A travers les obscurités du texte, danscette partie intéressante du manuscrit, on entrevoitun mélange de pieux désintéressement et de fiertéchevaleresque, qui sied admirablement à un grandartiste comme lui.
Mais tout cela est effacé par la page, à la fois sisimple et si pathétique, qu’il a consacrée à la mé-moire d’un sculpteur de Cologne, dont il ne ditpas le nom, et qui était venu en Italie à la suite
(1) Io, che non ho a ubbidire la pecunia, diedi lo studio perl’ arie, etc. Voir les extraits imprimés en tête de la nouvelle éditionde Vasari.