LA RENAISSANCE ET LES AIÉDICIS.
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les premiers chrétiens et surtout les premiers em-pereurs convertis firent au Polythéisme, dans lesobjets populaires de son culte, il s’écrie avec unchagrin voisin du désespoir, que Xidolâtrie eut àsouffrir, sous Constantin, les plus grandes persécu-tions , de maniéré que toutes les statues et les pein-tures ■, qui respiraient tant de noblesse et de parfaitedignité, furent renversées et mises en pièces , outreles châtiments sévères dont on menaça (quiconque enferait de nouvelles , ce qui amena l'extinction de /'artet'des doctrines qui s'y rattachent (i).
S’il fallait juger Ghiberti d’après cette étrangeexplosion d’humeur contre les iconoclastes chré-tiens, il serait difficile de ne pas le ranger parmi lespromoteurs les plus ardents du Paganisme, et il leserait encore plus d’expliquer le sentiment vrai-ment religieux qui respire dans presque toutes sesœuvres; mais il ne faut pas perdre de vue ce qu’i!dit un peu plus loin de ses études littéraires et phi-losophiques, auxquelles il attribue lui-même uneinfluence décisive sur son caractère, et qui ne durentpas en exercer une moindre sur ses idées ; d’où l’onpourrait conclure cpie l’art Grec était, a ses yeux,une sublime manifestation du beau, et que, pourcette raison, il regardait comme un crime d’enanéantir les monuments. Ge qui rend cette expli-
(t) Il y a dans le texte beaucoup d’expressions vagues, difficiles àtraduire, et beaucoup de phrases incomplètes qui restent comme ensuspens.