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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES AIÉDICIS.

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les premiers chrétiens et surtout les premiers em-pereurs convertis firent au Polythéisme, dans lesobjets populaires de son culte, il sécrie avec unchagrin voisin du désespoir, que Xidolâtrie eut àsouffrir, sous Constantin, les plus grandes persécu-tions , de maniéré que toutes les statues et les pein-tures, qui respiraient tant de noblesse et de parfaitedignité, furent renversées et mises en pièces , outreles châtiments sévères dont on menaça (quiconque enferait de nouvelles , ce qui amena l'extinction de /'artet'des doctrines qui s'y rattachent (i).

Sil fallait juger Ghiberti daprès cette étrangeexplosion dhumeur contre les iconoclastes chré-tiens, il serait difficile de ne pas le ranger parmi lespromoteurs les plus ardents du Paganisme, et il leserait encore plus dexpliquer le sentiment vrai-ment religieux qui respire dans presque toutes sesœuvres; mais il ne faut pas perdre de vue ce qui!dit un peu plus loin de ses études littéraires et phi-losophiques, auxquelles il attribue lui-même uneinfluence décisive sur son caractère, et qui ne durentpas en exercer une moindre sur ses idées ; d lonpourrait conclure cpie lart Grec était, a ses yeux,une sublime manifestation du beau, et que, pourcette raison, il regardait comme un crime denanéantir les monuments. Ge qui rend cette expli-

(t) Il y a dans le texte beaucoup dexpressions vagues, difficiles àtraduire, et beaucoup de phrases incomplètes qui restent comme ensuspens.