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1 (1861)
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L ART CHRETIE5.

franchi les limites naturelles de son art, en accu-mulant, dans un petit espace, un si grand nombre defigures et même un si grand nombre dactions, bienque, dans chaque compartiment, elles appartiennenttoutes au même sujet. Mais quelle critique, exceptéla critique pédantesque, ne serait désarmée en facedun pareil chef-dœuvre?Il est vrai que l'étude desmodèles Grecs se fait sentir dans lélégance desposes et surtout dans le style des draperies ; maison voit que cette ressemblance tient à cette mêmepuissance dassimilation par laquelle Dante a susapproprier, sans ombre dimitation servile, lesbeautés du grand poète sur les traces duquel il sefaisait gloire de marcher. Quant à laccumulation deplusieurs épisodes dune même histoire dans leslimites trop étroites de chaque compartiment, cefurent les ordonnateurs de louvrage qui le voulu-rent ainsi et qui chargèrent Léonard lArétin dechoisir, entre les divers récits de lAncien Testament,ceux qui étaient les plus significatifs et qui étaient enmême temps les plus propres à réjouir lœil par lavariété du dessin (i). Lors même que lartiste eûttenu à lunité de ses compositions autant quà leurbeauté, il lui eût été difficile de concilier son propregoût avec celui de ses admirateurs, qui le croyaientfait pour braver toutes les règles.

ri) Le dieci storie délia nuova porta vogliano avéré due cote :V una che stano illuslri, per ben pascere locchio con varietà di di-segno \ Valtra che siano significanti. Vasari, vol. II, p. 354.