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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MEDIC1S. 311

tôt pénétré les mystères dun art ou dune sciencequelconques, quil en entrevoyait sur-le-champ lesapplications. Il en avait été ainsi de la mécanique,de la sculpture, de la marqueterie, de lorfèvrerie,des mathématiques et particulièrement de la géo-métrie, qui le conduisit à la perspective, pour la-quelle il se passionna, comme sil y avait vu uneconquête que le génie de lhomme venait de faire surlespace. Comme cette passion ne pouvait guèreêtre satisfaite dans les travaux dont il était person-nellement chargé, il se mit à prêcher la perspectiveavec le zèle et la verve dun apôtre, et Vasari dé-signe le jeune Masaccio comme ayant plus particu-lièrement profité de cette prédication ; mais il estprobable quelle avait lieu surtout dans latelier deGhiberti, quand Brunelleschi venait laider à polirles compartiments de ses portes de bronze. Noussavons, par un document authentique, que PaoloUccello travaillait alors sous Ghiberti (i), et nouspouvons ainsi remonter à la véritable source decette découverte ingénieuse qui devait tant agran-dir le domaine de la peinture.

A la rigueur, on pourrait reprocher à Ghibertiden avoir fait une trop large application à la se-conde porte du baptistère; et, en poussant le rigo-risme encore plus loin, on pourrait le blâmer d avoirtrop sacrifié parfois à la grâce antique, et davoir

(1) Voir le commentaire sur la Vie de Ghiberti, dans la nouvelleédition de Vasari, vol. III, p. 128.