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à la statue de saint Louis de Toulouse, qu’on voitau-dessus de la porte centrale de l’église de Santa-Croce et qui fut un des derniers produits du ciseaude Donatello. Quelqu’un lui demandant commentil avait pu exécuter une si sotte figure, il réponditqu’il l’avait fait exprès, attendu que ce saint Louisavait été un sot de renoncer à un royaume pourse faire moine (i). On comprend que l’auteur decette réponse, après avoir, suivant Vasari, passé savieillesse dans une extrême gaîté, ait eu besoin,dans ses derniers moments, qu’un ami vînt l’avertirde ce qu’il avait à faire avant de mourir ( 2 ).
Son biographe nous dit que le monde fut, pourainsi dire, rempli de ses œuvres, aucun artisten’avant jamais travaillé autant que lui, et 11 e s’étantmontré si peu difficile sur le genre ou la qualité desouvrages qui lui étaient demandés (3). On ne saitpas le nombre de ceux qu’il fit pour son patronCôme de Médicis. C’étaient, pour la plupart, desbas-reliefs en forme de tableaux, représentant dessujets sacrés ou profanes, et travaillés avec toutela verve et toute la perfection dont l’artiste était,capable; car il était aussi reconnaissant que gé-
(1) Vasari, Vita di Donatello.
(2) Visse lielo e scnza pensieri tutto il restante délia sua vita. Va-sari dit, dans sa première édition, que Brunelleschi vint l’exhorterà so confesser ; mais un document, cité dans la nouvelle édition desVies, prouve que Brunelleschi était mort dès 1446, et Donaîello mou-rait en 1468.
(3) Dilettandosi d’ogni cosa, a tutte le cose mise le mani, senzaguardare che elle fassero 0 vili 0 di pregw.