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l’art chrétien.
néreux, et meilleur pour ses amis que pour lui-même (i). Sa popularité fut immense dans toutel’Italie, et l’enthousiasme fut quelquefois poussé siloin pour lui et pour ses œuvres, qu’il lui arrivade s’éloigner pour n’être pas gâté par ses succès ( 2 ).
On ne comprend pas qu’un maître qui exerça untel ascendant sur ceux qui l’entouraient, n’ait paslaissé un seul élève vraiment digne de lui. La célé-brité comparative de Bertoldo lui vient surtout durôle qu’il joua, dans le mouvement de la renaissanceclassique, comme directeur de l’Académie, fondéepar Côme de Médicis (3). Nanni di Banco , quimourut avant Donatello, n’est connu que par lesstatues assez médiocres qu’il exécuta pour la façaded’Or-San-Michèle, et son principal titre à notreintérêt est dans l’amitié que lui voua Fra Angelicoda Fiesole.
Yellano de Padoue a été plus fécond ; mais sesouvrages, placés en regard de ceux de son maître,dans l’église de Saint-Antoine, prouvent que lesartistes se succèdent et ne se ressemblent pas.Quant à Simone, propre frère de Donatello, onpeut voir dans la tète du Christ en croix qui setrouve sur le grand autel de San-Lorenzo, combien
(1) Era liberalissimo, amorevole « cortese c per gli amici miglioreche per se medesimo : ne mai stimo danari.
(2) Ce fut pour ce motif qu’il quitta Padoue, pour venir à Florencese retremper par la critique.
(3) Les deux meilleurs ouvrages de Bertoldo furent la médaille deMahomet II et un bas-relief, représentant une bataille, conservé dansla salle des bronzes.