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l’art chrétuîx.
qu’il faisait sur les marbres du jardin des Méditas,combinées avec une certaine érudition mythologi-que, le mettaient en état d’exécuter ces médaillonsqui ornent encore aujourd’hui la cour intérieuredu palais Ricardi, et qui sont empruntés ou à des ca-mées, ou à des revers de médailles, ou aux Métamor-phoses d’Ovide. D’autres fois, le complaisant artisterestaurait des statues antiques plus ou moins muti-lées, et le Marsias qu’on voit à la galerie des Uffizj,est un des produits les plus vantés de cette restau-ration; de sorte qu’en vieillissant, Donatello setrouva de plus en plus engagé dans les voies duPaganisme et du Naturalisme.
On se souvient de l'impuissance dont il fit preuvequand il exposa aux yeux de Brunelleschi la figurevulgaire qu’il avait mise en croix au lieu de l’Homme-Dieu. On est frappé de la même vulgarité de typedans la plupart des bas-reliefs où se trouve l’imagedu Sauveur, particulièrement dans ceux de la chairede San-Lorenzo. Il y avait là un obstacle que l’ima-gination de l’artiste ne pouvait pas franchir; mêmepour les statues d’apôtres et de prophètes, il étaitobligé de prendre ses types dans la bourgeoisieFlorentine. Peut-être puisa-t-il ses inspirations à lamême source, quand il sculpta sa belle statue deDavid; mais il était alors dans toute la force de songénie, et voilà pourquoi il en a fait un chef-d’œuvre.Le Naturalisme de ses vieux jours ne pouvait pluss’élever à cette hauteur. Je ne sache rien de plustriste dans l’histoire de l’art que l’anecdote relative